CGT

La réforme de l’organisation territoriale de l’Etat détruit le service public (1 déc. 2022)
Le processus de réforme de l’organisation territoriale de l’Etat (OTE), débuté en janvier 2021, a vu la création des nouveaux secrétariats généraux communs départementaux (SGCD), la mise en place des DRAJES1  des SDJES2, des DREETS3 , des DDETS4…  Diminution constante des effectifs L’OTE, c’est la stratégie menée par l’État pour se déployer dans les territoires, ce qu’on appelle l’État de proximité. L’État a découpé les différentes directions et les a réassemblées pour en créer des nouvelles. Le travail de déconstruction a débuté bien avant l’OTE, avec la création des Directions interministérielles départementales (DDi) et régionales (DRi) en 2010. Ces directions ont réuni les services départementaux et régionaux traditionnels de chaque ministère dans le but de réaliser des économies substantielles. Hélas avec succès, puisque l’échelon départemental (les DDi) a perdu 30% de ses effectifs en moins de 10 ans. « Ce regroupement a eu des conséquences terribles indique Olivier Miffred, responsable du pôle organisation territoriale de l’état à l’UFSE. Les agents ont perdu leurs repères, les règles ont évolué, des collègues ont changé de direction, les circuits hiérarchiques se sont complexifiés… » Dégradation inexorable du service public En 2021, l’OTE a encore plus complexifié le paysage en créant les SGCD, les DRAJES, les DREETS et les DDETS, en pleine crise sanitaire ! Conséquences : de fortes charges de travail pour les agents, des intérims pour répondre aux départs de collègues non remplacés, mais dont les missions existent toujours, des dysfonctionnements générés par l’impréparation de la mise en place des Secrétariats Généraux Commun départementaux. Toutes ces réorganisations ont cassé les circuits de fonctionnement : les agents sont perdus, certaines missions ne sont plus assurées, et le service public se dégrade inexorablement. Et la mainmise du ministère de l’intérieur sur les services déconcentrés de l’État se renforce, notamment en conférant une très grande latitude aux préfets. Ceux-ci ont désormais la main sur tous les moyens supports à attribuer aux directions interministérielles, notamment sur les missions RH et les services de la main d'œuvre étrangère… Ces réorganisations sont funestes pour le service public, et la CGT les rejette, comme elle rejette les politiques incessantes de réduction des effectifs. Parce que chaque voix compte, votez pour les élections professionnelles de la Fonction publique qui ont lieu du 1er au 8 décembre 2022.   1 Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports 2 Service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports 3 Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités 4 Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités
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Le gouvernement mène une politique sociale et fiscale qui privilégie les plus aisés (Wed, 30 Nov 2022)
Le soutien public a permis d’augmenter le niveau de vie des Français de 12,7 milliards d’euros en 2020-21, mais pas de tous les Français. Les plus aisés en ont le plus profité.  « Le dernier rapport de l’Insee donne une vision partielle, sur deux ans seulement, mais chaque année, ça va dans le même sens : les mesures décidées sous la présidence Macron profitent aux plus aisés, surtout si on raisonne en euros, analyse Victorien Pâté, conseiller au pôle économique de la CGT. En pourcentage du revenu disponible, le gain est un peu plus faible pour les plus riches, et c’est logique, ils sont plus riches », précise-t-il.    En 2020, par exemple, sous l’effet des mesures sociales et fiscales du gouvernement, le revenu disponible par ménage c’est-à-dire le niveau de vie, a progressé de 110 euros pour les plus modestes, soit +1,4%, et de 430 euros pour les ménages les plus aisés. En euros, le soutien public profite donc quatre fois plus aux ménages aisés, même si ça ne représente qu’une hausse de 0,7% de leur niveau de vie.    Politique du coup par coup Par nature, les mesures exceptionnelles comme : le chèque inflation, la revalorisation du chèque énergie, la prime de rentrée scolaire, ne sont pas faites pour durer, alors que les baisses d’impôts sont des mesures pérennes et servent les moins défavorisés. La deuxième tranche d’imposition est ainsi passée de 14% à 11%, profitant aux classes moyennes, pas aux plus modestes. Pourquoi ne pas avoir lissé la suppression de la taxe d’habitation ?  Emmanuel Macron avait promis de supprimer la taxe d’habitation pour 80% des Français. Le dégrèvement a démarré en 2019 pour se poursuivre les années suivantes et se généraliser, « mais plutôt que d’exonérer tout le monde et respecter le principe d'égalité devant l'impôt, il suffisait de mettre en place un mécanisme de lissage selon les revenus. Car les 20% des ménages les plus riches ainsi exonérés ont capté 50% de l’économie d’impôt !, souligne Victorien Pâté.  La disparition des 20 milliards d’euros de taxe d’habitation par an sera compensée par une dégradation des services publics dont les ménages modestes ont le plus besoin : c’est une mesure d’injustice sociale, les économies réalisées se font sur le dos des plus précaires. La décision en 2022 de supprimer la redevance audiovisuelle, va dans le même sens. Pour les 10% les plus fragiles, la baisse de l’impôt sur le revenu et la poursuite de la suppression de la taxe d’habitation cumulées représentent un gain de 30€ par an. Pour les 10% de ménages juste en-dessous du niveau de vie médian, il est de 180€. Alors que pour les 10% les plus aisés, le gain est de 420€ par an en moyenne, selon l’Insee. La baisse des recettes fiscales est donc consacrée aux plus riches alors que pour les personnes en situation précaire, le gouvernement se contente de signer un chèque avec des mesures au coup par coup.  Ni l’impôt, ni la cotisation ne sont l’ennemi du monde du travail. Ils sont la contrepartie de nos services publics et de la Sécurité sociale, de ce que nous mettons en commun. Et c’est bien ce qui nous est commun que le gouvernement s’est fixé pour but de détruire.
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Les secteurs de l’action sociale et du médico social toujours mobilisés (Tue, 29 Nov 2022)
Prime Ségur pour toutes et tous Ultra féminisés, ces métiers du soin et du lien (à 80 % exercés par des femmes, souvent à temps partiel subi) sont indispensables, mais toujours très dévalorisés. Il faut que cela cesse. Partout en France, le 29 novembre, des mobilisations ont eu lieu pour l’extension du Ségur à l’ensemble des profesionnel·les du soin et du lien, sans distinction de fonction ou de métiers. Tous·tes n’ont pas obtenu la prime Ségur. Certain·es agent·es des 3 fonctions publiques ont bénéficié du Ségur 2 (la revalorisation salariale de 183 € nets par mois à partir d’avril 2022) mais d’autres en sont encore exclus. « Dans la fonction publique territoriale par exemple, les Atsem, les assistants familiaux, le personnel administratif qui travaille dans les établissements sociaux et médico sociaux sont les grands oubliés du Segur2 » précise Delphine Depay, de la Fédération CGT des services publics, chargée des filières sociales et du médico-sociale. « Nous réclamons une revalorisation de 190 euros net pour tous et toutes ». Précarisation grandissante Ces très bas niveaux de salaires ont en effet une double conséquence : outre une précarité de plus en plus prégnante, ils influent aussi sur l’attractivité du métier. Le service public comme le secteur associatif peine à recruter et peu à peu les métiers perdent en attractivité. Les conditions de travail sont devenues déplorables : le manque de moyens financiers se cumule au manque de moyens humains. La charge de travail est exponentielle, et les missions sont de moins en moins réalisables. Inexorablement, le travail sous tension, dans l’urgence et sans moyens dégrade la qualité de l’accompagnement socio-éducatif. Les travailleur·euses ne peuvent plus produire la politique sociale et éducative à hauteur des besoins de la population, haute en exigence, et indispensable pour que la société aille mieux. Pour garantir un service public de qualité, pour revaloriser ces métiers, la mobilisation du 29 novembre a plusieurs revendications : l’attribution du Ségur pour tous·tes les profesionnel·les du secteur social et médico-social, une augmentation immédiate des rémunérations de 10 %, des embauches massives, l’ouverture d’établissements, de places d’accueil, de dispositifs de soutiens afin de pouvoir mettre en place une réelle politique de prévention et d’accompagnement.  
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La CGT soutient le combat du peuple palestinien (Mon, 28 Nov 2022)
Brimades et difficultés quotidiennes Chaque jour, à chaque check point, les autorités israéliennes exercent leur domination inique à l’égard des travailleurs et travailleuses palestiniens devant se rendre de l’autre côté du mur de séparation. Ils subissent des heures d’attente aux postes de contrôle avant de passer le mur pour aller travailler, exploités par Israël, parce qu’on leur a volé leurs terres, sans droits sociaux ni syndicaux. La scandaleuse politique de colonisation, impunie au niveau international, maintient la population palestinienne en situation de domination, notamment économique, et d’humiliation continue. L’impunité de la politique de colonisation En Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem, une ville morcelée par la colonisation, les habitants vivent dans les quartiers extrêmement densifiés, à l’ombre d’un mur de 6 mètres de hauteur, devant emprunter des corridors grillagés pour accéder aux checks points.  « A Bilin, malgré une résistance civile exemplaire et non violente, qui a permis de protéger une partie des terres, nous avons pu constater l’effroyable progression de la colonisation autour du village » s’indigne Boris Plazzi, membre du Bureau Confédéral chargé de l’International et membre de la délégation. Face à cette situation, et à l’intolérable morcellement territorial de la Palestine, la CGT déplore le silence complice des gouvernements occidentaux, et en particulier celui de la France ; elle s’engage à défendre la reconnaissance pleine et entière de l’État de Palestine, au sein des organisations multilatérales et notamment de l’OIT, dont il est grand temps que la Palestine devienne membre à part entière, en qualité d’Etat souverain. La délégation a pu, lors de son séjour, rencontrer les militants du syndicat palestinien indépendant WAC – MAAN (défense des droits des travailleuses et travailleurs palestiniens de Jérusalem), du syndicat de travailleuses et travailleurs israéliens juifs et arabes Koach la Ovdim (KLO la force des travailleurs), ou encore de l’association Kav la Oved (aide et de défense des droits des Palestiniens franchissant quotidiennement le mur). signez la pétition européenne  StopColonies.fr A l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien : signez la pétition européenne  StopColonies.fr Faites signer et partagez. Campagne de pétition soutenue en France par : Confédération Générale du Travail (CGT) - Confédération Française Démocratique du Tavail (CFDT) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Union Syndicale Solidaires - Indecosa-CGT - Confédération paysanne -  Plateforme des ONG françaises pour la Palestine - Association France Palestine Solidarité - Artisans du Monde - ATMF - Attac - AURDIP - Cedetim - Chrétiens de la Méditerranée - La Cimade - Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) - Ligue des Droits de l'Homme - AIC - Human Rights Watch - MIR - Mouvement pour une Alternative non violente (MAN) - Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) - CCFD Terre Solidaire - Union Juive Française pour la Paix (UFFP) - Ritimo - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - CJACP - Mouvement de la Paix -  Europe Ecologie Les Verts - Parti Communiste Français - Parti de Gauche - Ensemble! - Mouvement pour une alternative de gauche, écologique et solidaire - Les Jeunes Ecologistes - Gauche Démocratique et Sociale - Mouvement des Jeunes Communistes de France - Union des Étudiants Communistes. Signez la pétition européenne StopColonies.fr La colonisation par Israël du Territoire palestinien occupé continue de se développer à grande vitesse, avec aujourd'hui plus de 650.000 colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Elle prive les Palestiniens de leurs terres et de leurs ressources, et rend la vie impossible aux hommes, femmes et enfants palestiniens. C'est un obstacle majeur à toute paix réelle. La colonisation d'un territoire sous occupation militaire est strictement interdite par le droit international et constitue un crime de guerre. L'ONU, l'Union européenne, la France, la condamnent. Et pourtant, les produits de ces colonies illégales continuent à entrer en Europe !  Il faut que cela change et cela dépend de vous ! Il nous faut 1 million de signatures pour réussir cette initiative. 
L'initiative citoyenne européenne #StopColonies demande à la Commission Européenne de prendre les dispositions nécessaires pour faire cesser tout commerce entre l'Union européenne et les colonies en territoire occupé. En cette journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, nous comptons sur vous !  Signez : StopColonies.fr   Signez la pétition européenne StopColonies.fr ,
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Le 29 novembre, rendez-vous au salon du livre de l’histoire sociale (Fri, 25 Nov 2022)
La lecture est un support indispensable à l’engagement citoyen. Lire, c’est penser et agir.   Depuis cinq ans, l’Institut CGT d’histoire sociale créé en 1982 par Georges Séguy, secrétaire général de la Centrale de 1967 à 1982, pour développer la recherche sur le syndicalisme, son histoire et veiller à la conservation des archives, organise un salon du livre sur l’histoire sociale. Autour d’auteurs historiens, économistes, sociologues, politistes.  Cette année, le salon s’ouvre aussi à la fiction, à la bande dessinée, au roman graphique et au polar, « à partir du moment où l’œuvre interroge l’actualité sociale », explique Gilbert Garrel, président de l’Institut d’histoire sociale (IHS). L’ADN de l’IHS, c’est de transmettre l’histoire sociale indiscutable et indiscutée parmi les historiens », insiste-t-il. Il existe 82 IHS locaux qui participent aussi à la conservation de l’histoire du mouvement ouvrier.  Les livres transmettent l’histoire sociale Tout l’enjeu, c’est de ne jamais perdre le fil de l’histoire du syndicalisme. Les livres et leurs auteurs sont là pour veiller à cette transmission. Parmi les auteurs invités au salon du livre de l’IHS , le 29 novembre, l’historienne Mathilde Larrère pour Gun and Roses, Les objets des luttes féministes et Jean-Marie Pernot, auteur de l’ouvrage Le Syndicalisme d’après (éd. du Détour), Henriette Steinberg, auteure du roman social, Ne jamais baisser les yeux (ed. Robert Laffont), et Nicolas Da Silva pour La bataille de la Sécu (La Fabrique éditions) «  Le choix de l’audace »  S'appuyant sur sa propre expérience de dirigeant confédéral, Alain Guinot qui signe un livre sur Georges Séguy, Le choix de l’audace (il sortira le même jour en librairie, ed. Le merle moqueur) sera également présent. Il retrace l'apport de cette grande figure de la CGT au mouvement social et met en lumière la modernité de sa pensée et son action. En tout, une quarantaine d’auteurs participent au 5e salon du livre de l’IHS qui sera ponctué d’un débat sur les travailleurs et des grands rendez-vous de l’histoire sociale. Avec l’ex-secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, aujourd’hui administrateur de l’Organisation internationale du travail, Xavier Vigna et Stéphane Sirot, historiens universitaires, et Marie-Josée Kotlicki, ancienne secrétaire générale de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT (Ugict).
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Pour le Black Friday, Amazon peut casser les prix, pas les salaires (Thu, 24 Nov 2022)
#MakeAmazonPay : faire payer Amazon. C’est le mot d’ordre de la journée mondiale de mobilisation chez Amazon. Que le Black Friday soit le plus noir possible pour la firme de Jeff Bezos ! Les presque 17 000 salariés et 7 000 intérimaires d’Amazon en France espèrent faire vivre au géant du e-commerce son pire Black Friday, le 25 novembre. Au menu de ce vendredi de mobilisation mondiale, des débrayages sur les sites d’Amazon, du tractage, des prises de paroles et un mot d’ordre : la revalorisation des salaires pour faire face à l’inflation, l’amélioration des conditions de travail et la responsabilité sociale d’Amazon envers ses sous-traitants. Plus de 1 000 accidents de travail dans le plus grand site de distribution Amazon en France Cette journée d’action est à l’appel d’une vingtaine d’organisations syndicales réunies mi-novembre à Bruxelles pour coordonner des actions partout où est implantée la firme de Jeff Bezos. Parmi elles : Uni Global qui fédère 150 pays et porte la voix de 20 millions de travailleurs du secteur de services du monde entier, la Fédération européenne des travailleurs du transport, le puissant syndicat allemand Ver.di,  bien sûr, la CGT, avec notamment l’Union départementale de l’Essonne où se trouve le plus gros site logistique d’Amazon, à Brétigny-sur-Orge. « Sur la plateforme Amazon de Brétigny, où sont préparés et d’où sont expédiés le plus grand nombre de colis en France, il y a eu plus de 1 000 accidents de travail depuis le début de l’année 2022 », recense Fabrice Michaud, secrétaire général de la fédération CGT des transports (hors transport ferroviaire). Au total, en France, Amazon compte huit sites de distribution : à Châlons-sur-Saône, Boves dans la Somme, Lille, Senlis, Montélimar, Metz, Saran, et Brétigny-sur-Orge. Ainsi que des entrepôts et des centres de tri. Au total, 33 sites sur l’Hexagone.  Partout, il faut que ce Black Friday, qui va à l’encontre de la sobriété énergétique et ne respecte pas le principe de responsabilité sociétale des entreprises, soit l’occasion de faire entendre la voix des travailleurs de ces plateformes logistiques qui travaillent dans des conditions précaires. Comme l’a montré le film Nomadland, primé aux Oscars en 2021. Quand le e-commerce s’essouffle, les sous-traitants d’Amazon trinquent Le e-commerce montre des signes d’essoufflement en 2022 après deux années de croissance débridée pendant la crise sanitaire et les confinements. Amazon a déjà annoncé 10 000 suppressions de postes aux Etats-Unis. Et quand ça va mal, ou disons, moins bien, les intérimaires et les sous-traitants trinquent.  Fast Despatch Logistics en a récemment fait les frais en France. Jeff Bezos a rompu le 9 août le contrat avec son sous-traitant pour l’Hexagone. Déjà en difficultés financières, son principal donneur d’ordre, Amazon, l’a achevé. Résultat : 600 salariés se retrouvent sans emploi.  « Amazon a une responsabilité sociale dans ses contrats avec les sous-traitants », relève Fabrice Michaud . Nous défendons la rédaction d’un guide de bonne conduite avec des clauses sociales en cas de difficultés financières des sous-traitants.  Chez Amazon, superprofit ne rime pas avec partage de la richesse avec les travailleurs. Pétition pour une taxe sur les superprofits Pour une taxe des superprofits vraiment à la hauteur de la crise, les organisations du collectif Plus jamais ça dont la CGT*, lancent une pétition. Le 49.3 déclenché par le gouvernement lors du vote du budget à l’Assemblée nationale a empêché tout débat parlementaire autour d’une taxation sur les superprofits des entreprises alors même que plusieurs amendements avaient été déposés par l’opposition pour rendre la taxe plus ambitieuse. La taxe proposée par le gouvernement n’est pas à la hauteur et ne permettra pas de répondre à la crise que vivent les Françaises et les Français. Ceux-ci demeurent d’ailleurs toujours largement favorables à une taxe des superprofits qui permettrait de répondre à la crise du coût de la vie. La taxation des superprofits entérinée par le gouvernement ne rapporterait que 200 millions en France, alors que son potentiel de rendement est estimé entre 10 et 20 milliards avec des dispositifs ambitieux. Pour être réellement efficace, cette taxation doit en effet concerner tous les secteurs et pas seulement le secteur énergétique comme le propose le gouvernement. Des entreprises de l’agro-alimentaire, des transports ou encore de la finance ont aussi réalisé des rentes exceptionnelles grâce à la crise, qui ont contribué à augmenter le coût de la vie. Qu’est-ce qui justifie de ne pas les mettre à contribution ? Le périmètre de la taxe retenu par le gouvernement est par ailleurs trop exposé aux manœuvres d’évasion fiscale des grandes entreprises. Des grandes entreprises déconnectées de la réalité L’hiver approche et les factures d’énergie commencent à exploser, le prix des produits de première nécessité s’envole depuis plusieurs mois. En France, en un an, le prix du pain a augmenté de 3,8%, les pâtes de 12,3%. Dans le même temps, les quatre acteurs mondiaux du secteur de l’agroalimentaire, qui se partagent 70% du marché, réalisent des bénéfices stratosphériques. Dans le secteur des transports, la CMA CGM a réalisé 14 milliards de dollars de profits au 1er semestre 2022, soit autant que sur toute l’année 2021. La ristourne à la pompe accordée par TotalEnergies a coûté 500 millions à l’entreprise alors qu’elle a accumulé cette année, au premier semestre, un bénéfice de 18,8 milliards de dollars. Ces milliards générés bien souvent grâce à de la spéculation sont redistribués à leurs actionnaires tandis que, face à cette flambée des prix, 11% des Français·es sautent parfois des repas. Il est urgent de redéfinir le périmètre et les modalités de la taxe pour soutenir le niveau de vie des ménages, financer la transition écologique et limiter l’impact de l’inflation. Pour une taxe vraiment utile Cette taxe que nous appelons de nos vœux pourrait par exemple financer immédiatement la gratuité dans les cantines et les restaurants universitaires, en renforçant la mise en place des circuits courts. Le train et les autres transports en commun pourraient également être rendus plus accessibles avec un tarif réduit ou forfaitaire sur tout le territoire, avec des moyens pour assurer le service. On pourrait encore imaginer une aide massive pour rattraper le retard pris dans la rénovation des bâtiments sans hausse de loyer... Revoir l’ambition de la taxe sur les superprofits est une question de justice sociale et serait un formidable accélérateur pour la transition écologique. C’est pourquoi les organisations exigent une taxe à la hauteur des enjeux ! La CGT s’inscrit dans la démarche et continue de porter la revendication d’une taxation de l’ensemble des profits.  *Membres de l’Alliance Ecologique et Sociale signataires de cette pétition : AequitaZ, Les Amis de la Terre France, Attac France, La CGT, La Confédération paysanne, La Convergence des services publics, La Fondation Copernic, France Nature Environnement, La FSU, Greenpeace France, Mouvement pour une Alternative Non-Violente, Notre Affaire à Tous, Oxfam France, Réseau action Climat, Solidaires.    Signez la pétition ,
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Non à la contractualisation de la fonction publique (Wed, 23 Nov 2022)
Les contractuels de plus en plus nombreux Elles et ils sont plus de 1,12 million, soit plus de 20 % de l’ensemble des fonctionnaires à être contractuels, c’est-à-dire à ne pas bénéficier du statut de fonctionnaire tout en travaillant dans l’une des 3 fonctions publiques (État, hospitalière, territoriale). Et ça ne va pas aller en s’arrangeant. « Du côté de la territoriale, d’ici 2030, les prévisions indiquent que presque 40 % des agents seront contractuels » alerte Didier Potiron, membre de la commission exécutive fédérale à la CGT. La loi de la transformation de la fonction publique du 6 aout 2019 et sa volonté de libéralisation affichée – l’objectif annoncé : rendre la fonction publique « à la fois plus ouverte et plus efficace » !  – élargit le recours aux contractuels, embauchés en CDD. Elle permet ainsi, mais ça la loi ne le dit pas, de tenir la promesse du candidat Macron : la suppression de 56 000 emplois sur les 70 000 annoncés. Déshabiller la fonction publique En créant le contrat de projet, la loi autorise les administrations à recruter des agents pour une mission, un projet, une opération spécifique, en contrat à durée déterminée, pour une durée de 6 ans maximum. La majorité des emplois permanents, dans toutes les catégories, sont accessibles aux contractuels, si l’emploi est justifié par la nature des fonctions ou les besoins des services. Dans les mairies de moins de 1000 habitants, il est possible de ne recruter que des contractuels. Et contrairement aux fonctionnaires engagés au statut, les contractuels sont embauchés sur un grade, mais leur rémunération n’est pas liée à la grille. A eux de renégocier leur salaire tous les 3 ans. Des CDD encore plus précaires Certains contrats sont encore plus précaires que les contrats de mission. Ce sont les temps partiels imposés, nombreux dans le scolaire, le périscolaire, l’aide à la personne… tous ces postes aggravent la précarisation. « Dans la fonction publique territoriale, ils sont plus de 250 000 à subir cette situation, des femmes pour la plupart » précise Didier Potiron. Il faut que cette situation cesse. La CGT revendique un nouveau plan de titularisation, la création de 500 000 emplois supplémentaires, et un recrutement systématique par concours, qui permet d’avoir un statut, un déroulement de carrière en changeant d’échelon et de grade, et une vision à long terme de sa rémunération. Elections Fonction publique : chaque voix compte Les élections professionnelles de la Fonction publique, auront lieu du 1er au 8 décembre prochain. Plus de 5 000 000 agents sont appelés à voter.  Accéder au dossier ,
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Assurance chômage : le gouvernement s'en prend encore aux plus fragiles (Tue, 22 Nov 2022)
Les difficultés actuelles de recrutement dans plusieurs secteurs – les transports, l’hôtellerie-restauration et le médico-social - ont bon dos. Le gouvernement a réussi à faire adopter par le Parlement son projet de loi réformant une nouvelle fois l’assurance chômage. Malgré l’opposition de tous les syndicats contre cette réforme injuste et inefficace, prétendue clé de voûte pour atteindre le plein emploi à 5% en 2027.  Elle s'appliquera à partir de février 2023. Sauf pour les intermittents du spectacle, les dockers, les contrats de professionnalisation professionnelle. Et les Outre-mer, par peur d‘un embrasement social. Aucune exception en revanche pour les seniors et les apprentis, ceux qui retrouvent le moins facilement un emploi.   La durée d’indemnisation varie en fonction du taux de chômage  Le premier article de la loi autorise le gouvernement à modifier par décret les règles d’indemnisation, selon la situation du marché du travail. Les règles seront « plus strictes quand trop d’emplois sont non pourvus, plus généreuses quand le chômage est élevé ».  Concrètement, au-delà des six premiers mois d’indemnisation, si le taux de chômage passe au « vert », c’est-à-dire sous la barre de 9% (dans la période de récession actuelle, il oscille entre 7,2 et 7,3%), la durée des allocations chômage sera réduite de 25%.  « Pour une personne de moins de 53 ans qui avait droit à 24 mois maximum de chômage, ce ne seront plus que 18 mois. Et pour les plus de 55 ans, 27 mois maximum au lieu de 36, traduit Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle, en charge des négociations sur l’assurance chômage. C’est considérable ! Toutes les économies se concentrent sur ceux qui retrouvent le moins facilement du travail », dit-il. Même pendant la crise du Covid, le chômage n’était pas monté à 9%. « C’est une usine à gaz qui sert à masquer le recul des droits des chômeurs », décrit le syndicaliste. Seuls 40% d’entre eux sont indemnisés aujourd’hui. Les indemnités chômage ne sont donc pas un frein à la reprise d’un travail », ajoute-t-il. Présomption de démission Autre mesure adoptée : « l’abandon de poste » est assimilé à une démission et ne donne pas le droit aux indemnités chômage, contrairement à une rupture conventionnelle. Rappelons-le, l’abandon de poste est parfois le dernier recours d’un salarié pour qui la situation au sein de l’entreprise est intenable et que la rupture conventionnelle lui est refusée, ou que le harcèlement est difficile à prouver. Les risques psycho-sociaux vont s’aggraver.   Dernière pépite de la réforme : si un demandeur d’emploi refuse à deux reprises en un an un CDI après un CDD ou un contrat d'intérim sur le même poste, il sera privé d’indemnité. Un travailleur en contrat précaire qui espère trouver un CDI ailleurs, avec de meilleures conditions de travail, sera obligé de rester sous peine de perdre tout droit au chômage. C’était déjà compliqué de comprendre les règles de l’assurance chômage, la nouvelle réforme les rend encore plus obscures. La CGT défend : Le droit aux CDI, l’indemnisation de tous les demandeurs d’emploi à hauteur de 80% de leur salaire avec un seuil minimum au niveau du Smic qui doit être porté à 2 000 euros, la création d’une protection sociale intégrale pour aider les demandeurs d’emploi à en trouver un pérenne, le maintien des droits du salarié acquis dans son dernier emploi pendant une période de transition entre deux postes, ou plus favorable en cas d’emploi précaire.  
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Pour un accès aux soins identique pour tous et toutes (Mon, 21 Nov 2022)
L’hôpital public en danger À Paris, l’APHP s’est réorganisée en 2019, avec la création de 6 groupes hospitalo-universitaires (GHU) au lieu des 12 existant, regroupant les hôpitaux de Paris et petite couronne. Une restructuration sans moyens supplémentaires qui supprime parfois des hôpitaux, laissant toute une population sans accès de proximité aux soins.  Les hôpitaux Beaujon à Clichy et Bichat à Paris sont menacés de fermeture, au profit d’un nouvel établissement localisé à Saint-Ouen. Ce sont plus de 1000 postes de soignants et 400 lits qui sont en jeu !  L’hôpital Beaujon, parfois traité de vétuste, a pourtant été régulièrement rénové : réaménagement du service des urgences dont l’agrandissement est prévu, remise à neuf de la maternité́ en 2018, changement de la batterie d’ascenseurs en 2020, remise aux normes de la sécurité́ incendie à tous les étages…   Cet hôpital possède aussi un héliport, et est mondialement connu comme centre de référence des pathologies digestives. Le manque d’accès aux soins pour la population Mais c’est aussi un hôpital de proximité au service de la population avec un service d’urgence ouvert 24/24 h, une maternité́, un plateau technique complet et des services d’excellence dans le traitement de plusieurs pathologies (polytraumatisme, neurochirurgie, etc.) « Pourquoi fermer un hôpital alors que la pression démographique s’accroit à Clichy et dans les communes avoisinantes ? » déplore Paul Benard, CGT La CGT n’est évidemment pas opposée à la création d’un hôpital à Saint-Ouen. Mais elle s’insurge contre le fait que celle-ci implique la fermeture de deux hôpitaux qui permettent d’assurer un service public de santé, de répondre à beaucoup de besoins et d’assurer à tous l’accès aux soins sans conditions de ressources. Cette construction s’accompagne d’un accroissement du secteur privé dans le service public. Et du transfert de lits et de compétences du public au privé, comme le montre le départ de deux chefs de services dans la nouvelle clinique Ambroise Paré à Neuilly.  « La fuite des compétences se double d’une augmentation importante du coût des soins pour les patients, obligés de consulter dans le secteur privé » Pour que tout le monde ait le même accès à la santé et aux soins, il faut se battre contre la fermeture des hôpitaux Beaujon à Clichy la Garenne et Bichat à Paris XVIIIe. Elections Fonction publique : chaque voix compte Les élections professionnelles de la Fonction publique, auront lieu du 1er au 8 décembre prochain. Lire le dossier ,
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Qatar 2022 : une filiale de Vinci mise en examen pour travail forcé (Fri, 18 Nov 2022)
En cause, les conditions de travail et d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine », assimilées à de l'esclavagisme moderne.  La mise en examen prononcée par le juge d’instruction du tribunal de Nanterre à l’encontre de la filiale qatari de Vinci Construction Grands Projets intervient après trois ans d'instruction suite à une plainte de la Fédération nationale des salariés de la construction de la CGT (FNSCBA) et de l'ONG Sherpa. Le dossier remonte à 2015, et une première plainte avait été classée sans suite en 2018.  D’autres plaintes pour travail forcé avec constitution de partie civile avaient abouti à l'ouverture d'une enquête par la procureure du parquet de Nanterre, en novembre 2019. Trois chantiers sont dans le viseur et ne concernent pas directement la Coupe du monde de football : les quatre lignes du tramway entre Doha et Lusail, ville nouvelle où se déroulera la finale, les parkings souterrains de Lusail et ceux de l'hôtel de luxe Sheraton, à Doha.  Jusqu’à 70 heures de travail par semaine !  Selon les témoignages recueillis à l'époque par l'ONG Sherpa, les employés immigrés de Vinci sur ces chantiers ont dit avoir travaillé entre 66 et 70 heures par semaine, exposés à la poussière et aux chaleurs extrêmes du climat du Golfe, la majeure partie de l’année.  Entassés dans des chambres minuscules avec des sanitaires indignes et un salaire de misère par rapport au travail des ouvriers, ils étaient menacés de licenciement ou de renvoi dans leur pays s’ils se plaignaient. Leurs passeports étaient confisqués. Visites de chantier Vinci Construction Grands Projets dément les faits, pourtant assez étayés pour entrainer une mise en examen, et devait former un appel. Le groupe évoque des partenariats avec l’Internationale syndicale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), des visites de chantier à Doha en 2015 et 2017 et avec le bureau local de l’Organisation internationale du travail (OIT). Philippe Gaborieau, secrétaire de la Fédération nationale des salariés de la construction, bois et ameublement CGT, et membre du comité de groupe CGT Vinci, avait participé à l’une de ces visites en octobre 2021 : « Vinci se conformait à la loi qatari en matière de règles d’hébergement sur les chantiers, mais ces conditions ne sont pas convenables au regard des droits ouvriers. Après la première plainte de Sherpa, et le tollé qui avait suivi, au lieu d’être 10 par chambre, ils étaient un peu moins, mais ce n’était toujours pas acceptable », témoigne-t-il. L’enfer des chantiers qataris ne doit pas être passé sous silence. Les droits ouvriers à des conditions de travail dignes ne sont pas dérogeables. Pour la CGT, l'enjeu est la préservation des valeurs de dignité du travail humain. 
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