CGT

L'usine Cotelle rapporte 2 millions d'euros par an mais Colgate veut la fermer ! (12 avr. 2024)
L'entreprise rapporte mais le propriétaire veut délocaliser Cotelle SA, située à Rilleux la Pape dans le Rhône a été fondée en 1904 et rachetée par Colgate en 1987. L'usine fabrique des produits connus de tous comme la javel Lacroix ou la Soupline. Elle emploie 104 CDI, 15 intérimaires et 20 travailleurs extérieurs, soit environ 140 personnes sur le site. L'âge moyen des salarié·es est de 54 ans et l'ancienneté moyenne est de 26 ans. Alors que l'entreprise rapporte 2 millions d'euros par an et que le groupe Colgate, à qui elle appartient, lui, enregistre en moyenne un bénéfice de 3 milliards d'euros par an, la direction a annoncé le 6 février 2024 que le groupe décidait de fermer son site de Rilleux et de transférer les productions en Belgique. Cette décision est une aberration écologique car les premiers consommateurs de produits fabriqués dans l'usine sont les français, il n'y a donc aucun sens à éloigner le site de production. Depuis le 28 mars 2024, les salarié·es sont en grève et bien décidé·es à ne pas se laisser faire. Les salarié·es en grève demandent aujourd'hui au groupe de changer d'avis ou de laisser la place à un éventuel repreneur.     🫧 La javel, la soupline, vous connaissez ?  Vous saviez que ces produits étaient fabriqués en France par l'entreprise Cotelle, propriété de Colgate ? Une entreprise très rentable… mais menacée de fermeture ! Nous ne laisserons pas faire ✊ Soutenir 👇https://t.co/KlO4FER0rv pic.twitter.com/pppRHtfDqu — Sophie Binet (@BinetSophie) April 11, 2024   De son côté, la CGT apporte son soutien à l'ensemble des salarié·es et invite la population à venir les soutenir pour préserver et maintenir ce site de fabrication.   → Participer à la cagnotte de solidarité avec les salarié·es  
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Actions syndicales le 25 avril : pour en finir avec les mort·es et les blessé·es au travail  (11 avr. 2024)
Le gouvernement et les employeurs se sont trop longtemps dérobés à leurs obligations. Il est temps d’en finir et de mettre en place les mesures de préventions et les moyens nécessaires. La journée internationale de la santé et la sécurité au travail (officiellement le 28 avril) est un moment crucial pour mettre en lumière les enjeux liés à la santé et à la sécurité des travailleurs et travailleuses. La CGT s’engage activement dans cette journée pour défendre les droits des travailleur·ses et améliorer les conditions de travail. Il y a chaque année plus de 2,78 millions de décès liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles dans le monde et environ 374 millions d’accidents du travail non mortels. Un scandale national En France, selon le bilan de la Sécurité sociale, il y a eu au moins 1 227 morts au travail et du travail en 2022 – soit trois par jour – dont 738 morts au travail, traitées le plus souvent comme des faits divers. Pour autant, ces chiffres ne reflètent pas la réalité : le régime agricole, les régimes spéciaux, la fonction publique et les travailleur·ses indépendant·es ne rentrent pas dans les statistiques. 36 jeunes de moins de 25 ans ont perdu leur vie au travail C’est un bilan désastreux pour le gouvernement, qui défend l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences – notamment pour ces jeunes dont plus de la moitié avait moins d’un an d’ancienneté. Une responsabilité de l’employeur À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des séquelles durables et entraînant souvent un licenciement pour inaptitude. Dans une grande majorité des cas, ces accidents, chutes, écrasements, cisaillements, électrocutions résultent d’un manquement de l’employeur qui n’a pas respecté les dispositions du Code du travail. L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité des salarié·es. La liberté d’entreprendre ne doit pas se substituer aux obligations de protéger la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs ! Des accidents qui peuvent être évités Ces accidents ne sont jamais purement le fruit du hasard. Ils sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés pour maximiser les profits. Les cadences effrénées, le matériel défectueux et les organisations du travail délétères sont des facteurs aggravant des risques professionnels.   Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop rarement réalisés. C'est le résultat des effectifs insuffisants tant en termes d’inspecteur·ices du travail que de contrôleur·ses Carsat. Sur ce point aussi les pouvoirs publics devront agir ! Impunité et manquements aux obligations Trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite. La délinquance patronale sur ce point échappe aujourd’hui aux poursuites judiciaires. Même dans les cas – rares – de condamnation, les montants des amendes sont dérisoires. Cette politique n’incite pas à développer les mesures de préventions des risques. Aussi seulement 40 % des entreprises respectent l’obligation légale de mise en œuvre et d’actualisation du document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp). La sanction en cas de non-respect est de… 1 500 euros ! Il s’agit pourtant d’un outil essentiel à la prévention des risques, de protection de la santé et de la sécurité des travailleuses et des travailleurs ! Pour le rétablissement des CHSCT   Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les droits et le pouvoir d’agir des représentant·es du personnel dans les entreprises, notamment en renforçant les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi. Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, remis en cause leur indépendance, organisé la pénurie des effectifs d’inspecteur·ices du travail comme celle des contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, le gouvernement Macron a limité drastiquement l’intervention des représentant·es du personnel. Les CHSCT ont en effet totalement disparu depuis le 1er janvier 2020. Dans le contexte des différentes mesures de dérégulation du marché du travail engagées depuis 2015, cette situation aggrave les conditions de travail et limite la prévention des risques professionnels. Depuis, différents rapports publics vont dans le même sens – ce dont gouvernement et ministère du travail se refusent à mettre dans le débat public. Nous ne devons pas accepter que plus de 1 500 travailleuses et travailleurs soient victimes d’accidents du travail chaque jour. Notre mobilisation doit se renforcer pour changer ces situations, pour qu’aucun·e salarié·e ne meure au travail ou soit victime de blessures graves. Pour arrêter l’hécatombe de morts et d’accidents au travail, la CGT revendique : le renforcement de la protection des travailleur·ses et le respect du droit de retrait ; une politique pénale du travail sévère et des condamnations des employeurs responsables d’accidents graves au travail ; l’interdiction du recours à la sous-traitance pour les activités à risques et le renforcement des responsabilités et la condamnation des donneurs d’ordre ; un renforcement de la réglementation pour protéger la santé et la sécurité des salarié·es ; le rétablissement et l'évolution des CHSCT, outil de proximité et de prévention par excellence ; un nombre suffisant d’inspecteur·ices du travail, le renforcement des effectifs de contrôleur·ses Carsat (Sécurité sociale) et l’élargissement de leurs prérogatives coercitives (arrêt de chantiers et travaux dangereux) ; l’indépendance de tou·tes les acteur·ices de la santé au travail, y compris des médecins du travail et des équipes des Services de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI).   Perdre sa vie à la gagner Qu'est-ce qui se cache derrière la réalité de la mort au travail ? Entre 2017 et 2019 en France, les accidents du travail ont augmenté de 33%. Face au déni généralisé, ce reportage tente de retracer l'ensemble des causes qui ont pu conduire à des accidents trop nombreux, en moyenne 2500 par jours, dans lesquels certain·es perdent la vie.   🎧 Ecouter l'audioblog     ,   Télécharger le tract Visuel tract 25 avril - Morts au travail [ Format .jpeg ] [ Assemblage Indesign ] [ Format .pdf - CMJN (pour impression) ] [ Format .pdf - CMJN (pour impression avec traits de coupe) ] [ Format .pdf - RVB (pour affichage web) ] ,
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Les activités sociales et culturelles des CSE sont pour tous les salarié·es ! (11 avr. 2024)
Les CSE ne sont pas autorisés à limiter l’accès aux activités sociales et culturelles  Par cet arrêt, elle acte en effet que les comités sociaux et économiques (CSE) ne sont pas autorisés à limiter l’accès aux activités sociales et culturelles (ASC) aux salarié.e.s en fonction de leur ancienneté dans l’entreprise.  Les ASC peuvent être variées en fonction de la dotation allouée par l'employeur au CSE et, outre qu'ils constituent un complément de salaire, permettent un accès à la culture, au sport, aux voyages (sorties culturelles, places de spectacles ou tickets de cinéma à prix réduits, cantine, médiathèque, prévoyance, colonies de vacances etc.) Le CSE de Groupama assurances mutuelles avait décidé à la majorité des élu.e.s de créer un délai de carence de 6 mois avant de pouvoir bénéficier de l’accès aux activités sociales et culturelles. Le CSE prétendait lutter ainsi contre « un effet d’aubaine » de salarié.e.s qui bénéficieraient ainsi des « avantages réputés généreux » offerts par le CSE ! Argument parfaitement inadmissible quand on constate que cette règle exclut de fait tous les travailleur.euse.s précaires qui enchainent CDD, apprentissages etc. de moins de 6 mois.  Si tous les CSE appliquaient ce type d’exclusion, ces salarié.e.s n’auraient dès lors jamais droit aux ASC, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin, leur situation de précarité les éloignant de l’accès à la culture, au sport, aux voyages, aux soins etc.  Par ailleurs, la rémunération de ces salarié.e.s est quant à elle bien prise en compte dans la base de calcul de la dotation que l'employeur verse au CSE pour financer les ASC.  Autrement dit, ils étaient exclus d'un système qu'ils contribuaient à financer. Le syndicat CGT de l’entreprise a donc attaqué la décision du CSE devant les tribunaux. Après avoir perdu devant le tribunal judiciaire puis en appel, elle a finalement obtenu gain de cause devant la Cour de cassation. Celle-ci a considéré sans hésitation que cette règle était parfaitement illégale, le CSE devant faire bénéficier des ASC à l’ensemble des salariés, sans condition d’ancienneté.   [ Lire la décision de la cour de cassation ]  
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Comment des millions de salarié·es se sont retrouvé·es au Smic? (10 avr. 2024)
Quels sont les mécanismes ? Comment en sortir?  Voici quelques éléments de réponses... Dans son discours de politique générale du 30 janvier 2024 le Premier ministre a affirmé vouloir « désmicardiser » la France en précisant que « beaucoup [de salarié·es] sont condamné·es à rester proches du Smic toute leur carrière ».    → Accéder au dossier SMIC : les propositions de la CGT   1. Que signifie la « smicardisation » de la France ? Ces deux dernières années, le nombre de travailleur·euses dont le salaire se situe au niveau du Smic est en  augmentation en France.  La part de salarié∙es au Smic est passée de 12 % en 2021 à 17,3 % en 2023. Plus de 3 millions de personnes sont désormais payées au niveau du Smic.  Cela correspond à une hausse de plus d’1 million de travailleur·euses au Smic en deux ans. Cette augmentation résulte du fait que les salaires situés justes au-dessus du Smic se sont fait rattraper par le Smic qui augmente automatiquement avec l’inflation.  En effet, seul le Smic est indexé sur l’inflation, pas le reste de la grille de salaires. En plus de ne pas prévoir d’indexation automatique de l’ensemble des salaires sur les prix, la loi interdit de la prévoir par la négociation. Pour corriger ce phénomène, le Premier ministre a annoncé vouloir « réformer ce système ».  Sa solution viserait à amoindrir l’indexation automatique du Smic sur l’inflation. Mais pour la CGT, réformer c’est faire progresser. Il faut non seulement conserver le Smic, outil essentiel pour protéger les salarié·es de la précarité, et augmenter son montant (à 2000 euros brut) et le réévaluer véritablement plus régulièrement.  Il faut aussi revaloriser tous les salaires qui devraient être indexés en même temps que le Smic sur les prix.   2. Pourquoi le nombre de travailleur·euses payé au Smic a augmenté depuis deux ans ? Depuis le début de la crise inflationniste mi-2021, le Smic a été revalorisé à plusieurs reprises car il est indexé sur l’inflation. Ce dispositif permet de maintenir le niveau de vie des salarié·es payé·es au salaire minimum. Cela n’est pas un « coup de pouce », c’est l’application automatique de la loi. Par contre, les salaires au-dessus du Smic ne sont pas indexés sur les prix et ne sont donc pas automatiquement revalorisés par la loi, comme le Smic. Or, les directions refusent d’accorder des augmentations de salaire au moins égales à l’inflation. Aussi les salaires du bas de la grille se font rattraper par le salaire minimum. Cela conduit à un tassement de la grille des salaires vers le bas et donc à une hausse du nombre de salarié∙es au niveau du Smic. Le problème n’est donc pas le fait que le Smic soit indexé sur les prix, mais que les autres ne le soient pas ! Ce tassement des salaires autour du Smic est grave car cela conduit à annuler la reconnaissance des diplômes et des compétences professionnelles liées à l’expérience. Pour le Code du travail, le Smic correspond au niveau de salaire des salarié·es sans qualification. Or les salarié·es gagnent des qualifications avec leurs diplômes et leur expérience professionnelle. Il n’est donc pas tolérable qu’ils et elles soient payé·es au Smic ou à des niveaux de salaire proches du Smic pendant toute leur carrière. 3. Pourquoi les salaires au-dessus du Smic n’augmentent pas et quelles réponses apporter au phénomène de « smicardisation » ? Il y a plusieurs raisons à cette situation : D’abord, le Code du travail interdit les négociations d’accords d’entreprises ou de branches permettant d’indexer les salaires sur les prix. Le gouvernement et le patronat ne cessent de répéter que la négociation doit avoir lieu « au plus proche des réalités dans les entreprises ou les professions » en excluant les accords de salaires. Pour augmenter les rémunérations des salarié·es les directions préfèrent distribuer la « prime de partage de la valeur » anciennement « prime Macron » ou « prime gilets jaunes »), ou de « l’intéressement et de la participation », plutôt que d’augmenter les salaires.  Elles y sont fortement incitées par les exonérations de cotisations et d’impôts sur ces modes de rémunération. À cela s’ajoute les différentes réformes du marché du travail de ces dernières années qui ont affaibli le pouvoir de négociation des travailleur·ses et des syndicats.  Pour ces trois raisons, les travailleur·euses ont beaucoup plus de mal à gagner des revalorisations de leur salaire (brut et net) à hauteur de l’inflation. Pour la CGT, il faut au contraire donner plus de pouvoir aux salarié·es, en permettant aux syndicats de négocier l’indexation des salaires sur le Smic et les prix par exemple.  Il faut aussi inciter les entreprises à préférer les hausses de salaire aux primes, en faisant en sorte qu’elles versent des cotisations et des impôts sur les primes, l’intéressement et la participation. Pour répondre à ce problème, la CGT fait plusieurs propositions.  La première est l’indexation automatique des salaires sur le Smic et les prix. C’est l’échelle mobile des salaires.  De plus, les qualifications doivent être reconnues par les niveaux de salaires à l’embauche :  2 000 euros brut pour un Smic ;  1,2 fois le Smic pour un CAP / BEP ;  1,4 fois pour un bac ;  1,6 fois pour un bac + 2 ;  1,8 fois pour un bac + 3 ;  2 fois pour bac + 5 ;  2,3 fois pour un bac + 8.  Enfin, les branches doivent pouvoir négocier sur les déroulements de carrière.   4. Est-ce que cela coûte vraiment plus cher d’augmenter les bas salaires ? En particulier celles et ceux qui se trouvent au Smic ? Contrairement à ce que le patronat et le gouvernement disent, cela ne coûte pas « plus cher » d’augmenter les salaires du Smic et jusqu’à 1,5 Smic.  Par exemple, pour une hausse de 100 euros du salaire net, l’augmentation du super-brut (appelé communément « brut patronal ») s’élève à environ 240 euros pour l’ensemble des salaires compris entre le Smic et 1,5 fois le Smic (première ligne du tableau ci-dessous) .  Par contre, en l’état actuel des exonérations et de la prime d’activité, les salarié·es sont floué·es en cas de hausse du salaire net (dernière ligne du tableau ci-dessous).   Tableau des effets d'une hausse de 100 € de salaire net sur le salaire super-brut et le revenu disponible des ménages Source : Estimateur de cotisations (actualisation mars 2023), Urssaf ; Simulateur prime d’activité, CAF. 5. Si la hausse du salaire net n’engendre pas de surcoût pour l’employeur, pourquoi les rémunérations des travailleur·euses à bas salaires n’augmentent pas ? Les entreprises sont très fortement incitées à maintenir les salaires le plus bas possible. Comment ? Par le mécanisme d’exonération des cotisations sociales dites « patronales » sur les salaires.  Elles sont concentrées sur les salaires entre 1 et 1,6 Smic qui représentent plus des trois-quarts du total des exonérations.  Au niveau du Smic, les cotisations dites patronales ne représentent en effet que 4 % du salaire superbrut (le Smic est presque entièrement exonéré de cotisations). Puis les exonérations diminuent progressivement jusqu’à 1,6 Smic.  Pour continuer à bénéficier de ces exonérations le plus longtemps possible, l’employeur a intérêt à maintenir les salaires à leur plus bas niveau possible. C’est l’effet « trappe à bas salaire ». Les salarié ·es qui débutent au Smic ont d’énormes difficultés à en sortir. Ce mécanisme est aggravé en période de forte inflation. En l’absence de revalorisation supérieure ou égale à l’inflation, les salaires du bas de la grille se font rattraper par le Smic. C’est « tout bénef » pour les employeurs qui voient passer des salarié ·es sous le seuil de 1,6 Smic et bénéficient alors de nouvelles exonérations de cotisations. Les employeurs courent toujours plus après les exonérations. Il faut sortir de cette spirale qui pénalise doublement les salarié ·es : une première fois sur leur fiche de paie et, dans un second temps, pour accéder à la protection sociale. 6. Comment fonctionnent les exonérations de cotisations sociales et combien coûtent-elles à nos caisses de protection sociale ? La loi accorde aux employeurs de ne pas payer les cotisations qui devraient financer la Sécurité sociale (droits à la retraite, arrêts maladie ou les congés maternité par exemple) et l’assurance chômage.  En contrepartie, l’État rembourse le manque à gagner des exonérations avec les impôts (impôts directs et surtout la TVA).  Mais cela ne recouvre pas la totalité des sommes tous les ans. En 2023, l’État n’a pas remboursé près de 3 milliards d’euros à la Sécurité sociale en contrepartie des cotisations sociales non perçues à cause des exonérations de cotisations.  Selon la commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), les exonérations de cotisations sociales des régimes de base de la Sécurité sociale représenteront au moins 75 milliards d’euros en 2024. Parmi ces exonérations, celles qui concernent les salarié·es payé·es entre 1,6 Smic et 3,5 Smic (entre 2 900 euros brut et 6 200 euros brut) coûtent plus de 15 milliards d’euros, une estimation que la CGT a pu produire à partir des données disponibles.  Or les travaux de recherche en sciences économiques n’ont pas pu prouver l’efficacité de ces politiques publiques d’aide aux entreprises en termes de création d’emploi, de compétitivité ou d’attractivité. Toutes les entreprises bénéficient des exonérations de cotisations sociales, quelle que soient leur taille, leur secteur d’activité, ou le niveau de dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires. La CGT demande une remise à plat de ces aides publiques.  Les exonérations au-dessus de 1,6 Smic doivent être supprimées et le gouvernement doit apporter la preuve de leur utilité pour les salaires proches du Smic. 7. Qu’est-ce que la prime d’activité ? Remplace-t-elle le salaire ? La prime d’activité a remplacé en 2016 la prime pour l’emploi créée au début des années 2000.  Cette allocation, qui est un « impôt négatif », a été mise en place pour compléter les salaires trop bas des salarié ·es et des fonctionnaires. Pour le gouvernement, comme pour le patronat, la prime d’activité peut remplacer des augmentations de salaires, et permet de soutenir les revenus du travail sur les bas salaires. C’est aussi une subvention publique supplémentaire versée aux entreprises au travers des salarié·es.  Mais la prime d’activité ne remplit pas véritablement cette mission. D’abord parce que contrairement au salaire, la prime d’activité n’est pas durable. Quand le salaire net d’un·e travailleur·euse (seul·e et sans enfant) augmente de 100 euros net par mois, soit 1 200 euros annuel, sa prime d’activité diminue.  La hausse de son revenu disponible ne sera plus que de 732 euros net annuels, soit une différence de 468 euros ! Ensuite parce que de nombreuses personnes ne perçoivent pas la prime d’activité. En effet, elle est calculée sur les revenus du foyer et dépend donc de la composition de la famille. C’est pour cela que près de 45 % des travailleur·euses proches du Smic ne bénéficient pas de la prime d’activité ! Source : Article publié dans Le Peuple N°1781   → Accéder au dossier L’urgence c’est d’augmenter les salaires  
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Industrie et environnement : pour des futurs alternatifs (4 avr. 2024)
S'inscrire à la journée du 28 mai "Futurs alternatifs" →   Ne plus subir les évolutions et transformations de l’outil de travail, mieux les anticiper en proposant des projets de reconversion, d’innovation et de transformation de l’appareil productif. Telle est l’ambition du plan d’actions syndicales pour l’environnement de la CGT.  La réindustrialisation nécessite l’engagement de tou·tes  Acier, caoutchouc, électronique, automobile, pharmacie, … de nombreuses filières industrielles sont sacrifiées avec la disparition de dizaines de milliers d’emplois. Si la réindustrialisation est une urgence, cela ne peut se faire sous la contrainte de la financiarisation.  La réindustrialisation nécessite un travail actif de toutes les organisations CGT car cette ambition passe par une transformation radicale de la société et du modèle de production en opposition au système capitaliste.  Un premier rendez-vous le 28 mai La journée de lancement du 28 mai permettra d'aborder les enjeux de la réindustrialisation : comment répondre aux défis environnementaux ? Comment produire en France en respectant les enjeux environnementaux ? Comment travailler les contradictions sociales et environnementales?   L'objectif de la journée est aussi de favoriser la reprise en main, par les salarié·es, de la finalité de leur travail. Cette rencontre permettre de faire connaître les outils CGT et les différentes démarches pour aider à construire un projet alternatif de reconversion ou de transformation de l’appareil productif.  Enfin, le 28 mai sera aussi l’occasion d’interpeller les candidats aux Européennes (PCF, LFI, EELV, LR, PS, Renaissance) sur les responsabilités de l’Europe et de la France dans toutes les délocalisations de notre industrie et sur leurs propositions pour améliorer les normes sociales et environnementales. Engager un travail en territoire  La journée de lancement du plan d’actions est une première étape pour engager ce travail collectif dans chaque territoire. Cette journée offrira aux militants des outils et arguments pour construire des propositions sociales et environnementales pour la réindustrialisation du pays.    Programme de la la journée 9h00 : Message d’accueil 9h15 : Table ronde 1 – Réindustrialiser pour répondre aux défis environnementaux ? Comment produire en France en respectant les enjeux environnementaux ? Traiter les contradictions sociales et environnementales. 10h45 : Pause 11h15 : Table ronde 2 – Permettre aux salarié∙es de reprendre la main sur la finalité de leur travail. Faire connaître les outils CGT et les différentes démarches pour aider à construire un projet alternatif de reconversion ou de transformation de l’appareil productif. 13h00 : Déjeuner 14h30 : Table ronde 3 – Faire connaitre les propositions de la CGT. Interpellation les candidats aux élections européennes (PCF, FI, PS, EELV, LR, Renaissance) sur les propositions de la CGT pour réindustrialiser la France. 16h30 : Conclusions – Lancement du Plan d’Action Syndicale pour l’Industrie et l’Environnement   Lieu : Siège de la CGT, 263 rue de Paris à Montreuil, patio Georges Séguy   [Télécharger le programme ] ,   Télécharger l'affiche Affiche plan d'actions syndicales industrie environnement 2024 Format 16:9  [ Fichier format .jpg ] [ Fichier format .psd ] [ Fichier format .tiff ]   Format A3 [ Fichier format .jpg ] [ Fichier format .psd ] [ Fichier format  .tiff ]    
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Militer n’est pas un crime ! (4 avr. 2024)
Kamel Brahmi, Secrétaire général de l’Union Départementale (UD) CGT 93 a été arrêté à l’issue de l’action « plan d’urgence 93 » de ce matin, lors de l’inauguration de la piscine olympique, à Saint-Denis. Les organisations de la CGT ont, sans attendre, appelé à un rassemblement pour exiger sa libération immédiate.   🚨 Libérez notre camarade ! Kamel Brahmi le Secrétaire Général de @93Cgt a été arrêté à la suite d'une action lors de l'inauguration de la piscine olympique de Saint-Denis. ⚠️ RDV devant le commissariat central de Saint-Denis à partir de 12h30 pour exiger sa libération ! pic.twitter.com/8ChOjbWisz — La CGT (@lacgtcommunique) April 4, 2024   Ce rassemblement, à l’appel de l’UD93, l’URIF, la Ferc, la CGT Éduc’Action 93, la CGT Éduc’Action, la Confédération Générale du Travail est en cours depuis 12h30, devant le commissariat central de Saint-Denis, au 10 avenue Jean-Moulin. La conseillère sociale de la ministre Belloubet et le préfet Nunez ont été alertés. Pour la CGT, cette arrestation du Secrétaire général de l’UD CGT 93 s’inscrit sur une longue liste de syndicalistes de la CGT attaqué·es dans le cadre de leur activité syndicale, preuve de l’intensification de la répression antisyndicale et de la criminalisation du mouvement social, en France. .@BKamel secrétaire général de la @93Cgt a été placé en garde à vue en marge d'une action militante pendant l'inauguration du centre aquatique olympique par Emmanuel Macron. Nous exigeons sa libération et qu'aucune poursuite ne soit engagée à son encontre. pic.twitter.com/2gajQXz8QF — Sophie Binet (@BinetSophie) April 4, 2024   Mise à jour à 19h @BKamel est sorti !!! On lâche rien, on continue ! ✊ Merci à tou-tes d'être venu-es, il nous entendait depuis la GAV ! pic.twitter.com/j2ApsHy7Fr — Zoé B (@Zoe_environ) April 4, 2024
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[Note éco] Exonérations de cotisations sociales, prime d'activité et trappe à bas salaires (2 avr. 2024)
Depuis quelques semaines, une nouvelle expression s’est invitée dans le paysage économique, médiatique et politique : la « smicardisation » de l’économie française. Cette situation s’expliquerait par l’existence d’une trappe à bas salaires qui désinciterait les employeur·ses à accorder des augmentations aux salarié·es rémunéré·es au voisinage du salaire minimum. Cela bloquerait toute mobilité salariale pour ces travailleuses et travailleurs. Dans son discours de politique générale du 30 janvier 2024, Gabriel Attal déclarait : « Nous devons faire évoluer un système qui nous a conduits, depuis des décennies, à concentrer nos aides, nos exonérations, au niveau du Smic. [...] Notre système, fruit de réformes successives pétries de bonnes intentions ces dernières années, a placé notre monde économique dans une situation où il n’y a quasiment plus aucun intérêt pour quiconque à augmenter un salarié au Smic. [...] Alors oui, j’assume de le dire, il faut désmicardiser la France. » Quelques semaines avant, une mission avait été confiée par le gouvernement aux économistes Antoine Bozio et Étienne Wasmer afin de faire des propositions de réformes du système socio-fiscal pour sortir de cette situation de trappe à bas salaires et, in fine, « désmicardiser » l’économie française. Une première contribution de la CGT à cette mission a été publiée le 5 février dernier. Une synthèse de ce document est aussi disponible. S'il est indéniable que le taux de travailleur·ses au Smic augmente (plus d'un million supplémentaire en deux ans), ce phénomène s'explique par les politiques néolibérales de ces dernières années (exonérations de cotisations, prime d'activité…). le cent soixante-troisième numéro de la note économique de la CGT revient sur les mécanismes à l'origine de la situation actuelle, proposant une analyse claire mais poussée, et présente les propositions de la CGT pour y mettre un terme. Note éco n° 163, "Exonérations de cotisations sociales, prime d'activité et trappe à bas salaires Télécharger la Note économique Note économique n° 163 pour diffusion numérique : Télécharger Note économique n° 163 pour impression – couvertures colorées : Télécharger Note économique n° 163 pour impression – couvertures sur fond blanc : Télécharger  
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Journée d’étude - IA : quel avenir pour le travail qualifié ? (ven., 29 mars 2024)
Tables rondes, débats, et repas convivial sont au programme. Une exposition prospective de l’APEC, sur l’impact de l’intelligence artificielle sur nos emplois, sera également installée pour l’occasion, et nous permettra d’enrichir nos débats. Programme 9h30 : Introduction 9h45 : Quizz sur l’intelligence artificielle 10h15 : Table-ronde : « Au secours, mon collègue est un algorithme ? » 11h45 : Présentation de l’exposition de l’APEC « Travailler demain : quels futurs se dessinent ? » 12h : Repas sur place avec participation (10€) et visite guidée de l’exposition 13h30 : Temps d’échanges et de débats “Quelles perspectives revendicatives à partir des prospectives de l’APEC ?“ 14h30 : Table-ronde « L’intelligence syndicale contre le pire de l’IA ? » 16h : Conclusions Télécharger l'invitation [ S'inscrire ]  
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Les dérives de la marchandisation de l'accueil de la petite enfance pointées dans un rapport (ven., 29 mars 2024)
Bien qu’elles soient minoritaires dans l’accueil collectif, les micro-crèches représentent actuellement l’essentiel des créations de places. L'IGAS ( Inspection Générale des Affaires Sociales) vient de publier un rapport fin mars sur ce mode d'accueil. Le rapport demande à revoir le fonctionnement de ses structures qui présente des risques pour la sécurité des jeunes enfants et leur financement.  Des conclusions qui confirment les alertes de la CGT Les micro-crèches sont des structures dont la capacité maximale est de 12 places. Elles présentent des spécificités relatives à la fois aux normes d’accueil et à leurs modes de financement. Le secteur marchand a très largement investi dans ce type de structures car le cadre réglementaire qui lui est appliqué est moins contraignant que dans les autres structures, notamment en matière de qualification et de taux d’encadrement du personnel. Cela permet de baisser les coûts des structures mais fait peser un risque sur la qualité de prise en charge. Le rapport estime que l’application de normes minimales autorisées ne permet pas de garantir une qualité d’accueil suffisante. Ces structures peuvent appliquer des modalités de financement différentes des autres établissements en optant pour un financement indirect via la Prestation d’Accueil des Jeunes Enfants (PAJE) versée directement à la famille. Ce dispositif est appliqué par 87% des micro-crèches car il leur permet d’appliquer des tarifs d’accueils libres. Les micro-crèche PAJE sont le mode d’accueil collectif le plus coûteux pour les familles avec un reste à charge très défavorable aux plus modestes. Ces structures captent des financements supplémentaires par l’intermédiaire du CIFAM (crédit impôt famille) qui consiste à des réservations de berceaux par les entreprises qui bénéficient en contrepartie d’un crédit d’impôt. La mission IGAS préconise la suppression de ce dispositif qui avait déjà fait l’objet d’un rapport en 2021 attestant de son peu d’efficacité et de son utilisation à des fins d’optimisation fiscale, tout en réorientant les financements vers l’accueil collectif. Parmi les neuf propositions, le rapport préconise d’appliquer aux micro-crèches PAJE :  un taux d’encadrement et un taux de qualification des personnels correspondant aux autres établissements,  un contrôle accru de la part des PMI,  la suppression du crédit impôt famille,  la diminution du taux de subvention en investissement qui peut atteindre 80% et l’arrêt du financement indirect par la PAJE pour passer à la prestation de service unique comme les autres accueils collectifs. La CGT s’est toujours opposée au financement du secteur marchand en matière d’accueil petite enfance en alertant sur les dérives que cela allait générer.  Les multiples drames récents dans des crèches de différents réseaux, la baisse de la qualité d’accueil, le manque important de personnel, les différents scandales d’enrichissement personnel, le financement des actionnaires des grands groupe par de l’argent public sont les conséquences de la marchandisation qui a déstabilisé tout le secteur de la petite enfance. La réponse du gouvernement à cette crise est d’intégrer les différents acteurs dont les micro-crèches PAJE dans le service public de la petite enfance, laissant la part belle au secteur marchand et très loin du service public que la CGT défend. La CGT sera attentive à la suite qu’il donnera aux conclusions de ce rapport.  Dans tous les cas, la CGT demande toujours la sortie du secteur marchand dans l’accueil de la petite enfance comme dans les EPHAD ou dans le secteur hospitalier. La voracité des actionnaires n’est pas compatible avec la qualité de service nécessaire dans ces secteurs d’activités.  
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"Les conflits sociaux ne se règlent jamais devant les tribunaux" (jeu., 28 mars 2024)
Jean Paul a été interpellé chez lui au petit matin, menotté devant ses enfants comme un dangereux criminel puis emmené pour 6h de garde à vue. Pourquoi une telle démonstration de force, alors que Jean Paul est connu comme le loup blanc dans le département et que la CGT ne s'est jamais dérobée à aucune convocation ? Pour un tract dans lequel la CGT disait une triste vérité : la violence entraine la violence. La violence de l'occupation imposée depuis 80 années au peuple palestinien entraîne, malheureusement, la violence. Et, comme ce fameux tract l'indiquait, la CGT pleure toutes les victimes. La position de la CGT est très claire depuis le début du conflit. Nous ne confondons pas la résistance et le terrorisme.  La résistance, on connait, c'est ce que faisaient nos camarades des FTP MOI qui sont enfin rentré•es au Panthéon il y a quelques semaines. S’attaquer aux forces d'occupation, y compris par les armes. Mais jamais ils n'ont ciblé les civil•es de façon aveugle.  La CGT a donc immédiatement condamné les attaques du Hamas et leurs 1200 victimes civiles, appelé à un cessez-le-feu et à la libération des otages. La CGT est historiquement engagée pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. C'est ce combat que nous avons porté pour l'autodétermination du peuple algérien et contre les guerres coloniales. C'est ce combat que nous menons avec nos camarades du syndicat palestinien de la PFGTU et du petit syndicat israélien, Koach La Ovdim, qui, courageusement, continue à porter en Israël une voix pour la paix. Car il n'y a pas de paix durable sans justice. Pour que les Israélien•nes puissent vivre en sécurité, il faut que les palestinien•nes disposent d'un Etat souverain, dans les frontières de 1967, conformément aux résolutions de l'ONU. Pourquoi alors ce procès ? Pourquoi imposer à notre système judiciaire totalement engorgé d'organiser un procès pour un tract alors que les moyens manquent cruellement pour poursuivre les auteurs de violences conjugales, les narco traficants ou les délinquants fiscaux ? Parce qu'il s'agit d'une opération de diversion. « Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt » Ce proverbe résume très bien la situation. Ce faux débat est entretenu pour discréditer par avance les voix pour la paix, tous les soutiens aux palestinien•nes. Celui qui devrait être poursuivi aujourd'hui c'est Benjamin Netenyahou. Ce Premier ministre d'extrême droite qui a déjà assassiné plus de 35 000 civil•es et fait plus de 70 000 blessé•es. Ce Premier ministre qui affame et traite comme des animaux humains 2 millions de gazaouis. Ce Premier ministre qui empêche aide humanitaire d'entrer dans l'enclave et laisse de 2 millions de civil•es mourir de faim et de maladie. Ce Premier ministre qui bombarde les hôpitaux et piétine les principes fondamentaux du droit international. Ce massacre se produit sous nos yeux. Et grâce à l'Afrique du Sud et à la cour de justice internationale de l'ONU, on peut maintenant nommer les choses : il s'agit d'un génocide. Il s'agit d'un génocide et dans un océan de lâcheté et d'hypocrisie, les dirigeant•es occidentaux, France et Etats Unis en tête, refusent de sanctionner Israël et continuent même de lui livrer des armes. Ceux qui devraient être poursuivis c'est donc tous ceux qui permettent à Benyamin Netteyahou de continuer son massacre en toute impunité. Ce procès politique permet donc, opportunément, de faire diversion. J’en appelle donc à la responsabilité de la justice.  Face aux dérives autoritaires de notre gouvernement, vous êtes les garants de notre Etat de droit. C'est vous qui avez rétabli la liberté de manifester alors que le gouvernement avait interdit les manifestations de soutien aux palestiniens. C'est vous qui avez interdit la dissolution d'organisations qualifiées d' « écoterroristes » par le gouvernement. Car oui, le terrorisme, c'est grave et on ne doit jamais l'amalgamer avec des luttes sociales ou environnementales.  Les conflits sociaux ne se règlent jamais devant les tribunaux. Les débats politiques ne se tranchent pas dans les prétoires. Jean Paul n'est pas un terroriste ! Nous sommes ici, de toutes les professions, de tout le pays pour dire que quand on touche à un•e militant•e de la CGT c'est à toute la CGT qu'on s'attaque et qu'on ne laissera pas faire ! Nous somme tous et toutes Jean-Paul !        
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